Cette situation prend pour origine le prix de vente, très peu élevé, du lait, imposé aux agriculteurs par, entre autre, la grande distribution. Mais aussi par les décisions de l'UE en vue de la PAC, la fameuse Politique Agricole Commune, qui prévoit, à moyen terme, l'échéance est fixée en 2015, la suppression des cotas laitiers. Les cotas restent les garants d'un prix sur le marché plus ou moins constant, vu qu'ils réduisent la production du pays à des limites fixées par l'état. Ce système permet une régulation totale de l'offre, permettant de maintenir des bénéfices suffisant pour rémunérer nos agriculteurs.
Face à cette situation, pour le moins délicate, les exploitants agricoles n'ont que très peu d'armes ; une grève du lait, qui consiste à boycotter les livraisons aux laiteries et à réaliser des actions dépendage pour sensibiliser les consommateurs à la détresse qui est la leur. Des manifestations dans diverses pays d'Europe sont également réalisée, les plus impressionnantes, se déroulent, bien entendu, à Bruxelles, sous les fenêtres des institutions européennes.
A mon avis, moi qui suis sensible à la cause agricole pour des raisons personnelles, je ne vois pas des dizaines de solutions possibles ; un changement radical de position de la part de madame Mariann Fischer Boel et par cela j'entend le maintient des quotas jusqu'à nouvel ordre, ce qui rassérénerait le marché laitier pour quelques temps et l'autre point peut être encore plus important verrait l'intervention de la commission européenne dans la distribution des bénéfices de la filiale laitière, l'une des mesures prise pourrait être la limitation de marge bénéficiaire prise par les grands distributeurs, intermédiaires entre les laiteries et les grandes surfaces commerciales.